La conserve à l'eau bouillante sans marmite à bain-marie
Oui, vous pouvez faire de la conserve à l'eau bouillante sans acheter une marmite à bain-marie conçue pour ça, et c'est le propre conseil de Bernardin plutôt qu'un contournement : convertissez n'importe quel grand chaudron profond en marmite à l'eau bouillante et attachez des bandes ensemble pour faire une grille. Bernardin décrit une marmite à l'eau bouillante comme un grand chaudron profond avec un couvercle bien ajusté et une grille pour soulever les bocaux de la chaleur directe, assez profond pour couvrir les bocaux de 3 à 5 centimètres d'eau. Trois choses doivent être vraies de votre chaudron. Il doit être assez profond pour qu'au moins 2,5 centimètres d'eau couvrent le dessus des bocaux avec de la marge pour une ébullition vive, il lui faut un couvercle, et les bocaux ne doivent jamais reposer sur le fond nu. Ce que vous ne pouvez pas remplacer, c'est un autoclave. Seuls les aliments très acides — confitures, fruits, tomates avec acide ajouté, et marinades y compris relishes et chutneys — peuvent être traités à l'eau bouillante. Les légumes peu acides, la viande, la volaille et les fruits de mer exigent 116 degrés Celsius et un chaudron ne peut pas y arriver.
Oui — et c’est le propre conseil de Bernardin, pas un contournement. Tiré de leur FAQ sur la conserve maison :
Conseil : convertissez n’importe quel grand chaudron profond en marmite à l’eau bouillante et attachez des bandes ensemble pour faire une grille.
Cette phrase suit leur description de ce qu’est réellement une marmite à bain-marie, et c’est là toute la réponse :
une marmite à l’eau bouillante est un grand chaudron profond avec un couvercle bien ajusté et une grille pour soulever les bocaux de la chaleur directe. Le chaudron doit être assez profond pour couvrir les bocaux de 1 à 2 pouces (3-5 cm) d’eau.
Trois choses doivent être vraies de votre chaudron
Rien d’autre ne compte — ni la marque, ni le métal, ni la présence du mot « marmite à bain-marie » dessus.
| Ce qu’il lui faut | Pourquoi | |
|---|---|---|
| Profondeur | Un chaudron qui dépasse vos bocaux de 7,5 cm (3 po) — 2,5 cm d’eau au-dessus des couvercles plus 5 cm d’air par-dessus | Les bocaux doivent rester complètement submergés pendant toute la durée, et la marge d’air est ce qui garde une ébullition vive dans le chaudron |
| Une grille | N’importe quoi qui garde les bocaux hors du fond nu, avec de l’eau qui circule dessous | Le contact direct avec l’élément fissure les bocaux et crée des points froids |
| Un couvercle | Un qui repose à peu près à plat | C’est lui qui tient une pleine ébullition pendant toute la durée sans perdre l’eau |
Mesurez la profondeur avec un bocal, pas à l’œil. Posez un bocal vide du format prévu sur la grille, remplissez jusqu’à ce que l’eau soit 2,5 cm au-dessus de son dessus, et regardez la paroi restante. Environ 5 cm de marge au-dessus de la ligne d’eau, c’est ce qui empêche une ébullition vive de déborder — et ce chiffre est celui de Bernardin, pas le nôtre : la p.7 donne 2 pouces (5 cm) d’espace d’air, pour exactement cette raison. Si l’eau est près du rebord, ce chaudron est trop peu profond pour ce format de bocal — il peut quand même convenir aux bocaux de 250 mL, ce qui vaut la peine d’être vérifié avant d’y renoncer.
Fabriquer la grille
Les bocaux ne peuvent pas reposer sur le fond du chaudron. C’est le seul vrai écart entre un chaudron et une marmite à bain-marie, et la réponse de Bernardin ne coûte rien :
- Des bandes attachées ensemble. Leur propre suggestion. Prenez des bandes que vous n’utilisez pas pour le traitement, posées à plat en une seule couche et attachées avec de la ficelle de cuisine pour qu’elles ne se séparent pas.
- Une grille à gâteau ronde qui descend dans le chaudron.
- Un linge à vaisselle plié, à la rigueur — ça fonctionne, mais ça bouge et ça ralentit la circulation de l’eau dessous, alors c’est la plus faible des trois.
Ce qu’aucune de ces solutions ne règle, c’est un chaudron sans couvercle ou un chaudron trop peu profond. La profondeur est la seule chose qu’on ne peut pas improviser.
Ce que cela ne vous permet pas de faire
C’est la partie qui compte plus que le chaudron.
Seuls les aliments très acides peuvent être traités à l’eau bouillante — une marmite à bain-marie conçue pour ça a exactement la même limite. La liste de Bernardin est précise :
Seuls les aliments très acides — confitures, fruits, tomates avec acide ajouté, marinades (y compris relishes, chutneys) — peuvent être traités de façon sécuritaire dans une marmite à l’eau bouillante.
Tout le reste — légumes, viande, volaille, fruits de mer, soupes, bouillons, sauce tomate nature sans acide ajouté — exige un autoclave, parce que cela exige 116 °C, que Québec nomme comme la température sécuritaire que seul un autoclave peut atteindre. L’eau bout à 100 °C dans un chaudron ouvert et y reste. La faire bouillir trois heures au lieu d’une ne change rien du tout ; la température est fixée par la physique, pas par la patience.
Il n’existe pas de version « chaudron » d’un autoclave (Presto contre All American). C’est la fin honnête de la phrase : la conserve sous pression exige l’équipement.
Les tomates sont le piège saisonnier ici. Elles vont à la marmite à bain-marie à l’eau bouillante seulement avec acide ajouté — jus de citron en bouteille ou acide citrique dans chaque bocal, chaque fois. Comment mettre les tomates en conserve donne les quantités, et j’ai oublié le jus de citron couvre quoi faire si elles sont déjà sur la tablette sans.
Ce que vous ne pouvez toujours pas substituer au chaudron
Un chaudron fonctionne parce qu’il fait la même chose qu’une marmite à bain-marie : tenir les bocaux sous l’eau bouillante pendant une durée connue. Ce qui échoue, ce sont les choses qui changent la méthode, pas le contenant. Les méthodes de conserve qui ne sont pas sécuritaires couvre la liste complète que nomme Bernardin — mais les quatre qui reviennent quand on n’a pas de marmite à bain-marie méritent d’être nommées ici :
- Le four. Bernardin : « Non seulement c’est non sécuritaire, la conserve au four peut être extrêmement dangereuse. » Les bocaux cassent, et la chaleur sèche ne pénètre pas l’aliment.
- Un stérilisateur à vapeur. Plat peu profond, vapeur non pressurisée, température inégale, et aucune durée de traitement établie.
- Le kettle ouvert. Aliment chaud directement dans les bocaux, couvercle, en espérant le clic. Les bocaux ne sont jamais chauffés à la température qui compte.
- Une mijoteuse ou un multicuiseur. La ligne de Bernardin est qu’une marmite à bain-marie à l’eau bouillante et un autoclave sont les seules méthodes actuellement approuvées pour une mise en conserve maison sécuritaire.
Le faire, dans le chaudron que vous avez
Même procédé que n’importe quelle fournée à l’eau bouillante, et le pilier de la conserve à l’eau bouillante en donne la version complète. Ce qui diffère avec un montage improvisé :
- Mettez la grille en premier, avant l’eau, et vérifiez qu’elle repose à plat.
- Chauffez les bocaux dans le même chaudron. La convention de Bernardin est de tenir les bocaux lavés à 82 °C jusqu’au remplissage. Ne préchauffez pas les couvercles — ils le déconseillent, parce que le composé d’étanchéité performe mieux à température ambiante.
- Descendez les bocaux remplis pour qu’ils ne se touchent pas et ne basculent pas. Des pinces vont ; un lève-bocal va mieux et c’est l’outil qui vaut vraiment son prix.
- Vérifiez que l’eau couvre le dessus d’au moins 2,5 cm avant de poser le couvercle. Ajoutez de l’eau bouillante, pas froide, s’il en manque.
- Commencez à minuter quand l’eau atteint une pleine ébullition vive, pas quand les bocaux entrent.
- Ajustez pour votre altitude — le tableau ci-dessous est celui de Bernardin, et il s’applique à n’importe quel chaudron.
- Éteignez le feu, retirez le couvercle et attendez 5 minutes avant de sortir les bocaux. Puis laissez-les reposer 24 heures sans y toucher et ne resserrez pas les bandes.
Quand une vraie marmite à bain-marie commence à valoir son prix
Pas sur la sécurité — sur la taille des fournées et votre soirée.
une marmite à bain-marie de 21 à 22 litres prend sept bocaux de 1 L en une fournée — le Complete Book donne exactement cela pour la marmite standard de 21 pintes (21 L) (p.7) —, arrive avec une grille qui va, et est assez profonde sans rien mesurer. Un après-midi de septembre avec 20 lb de tomates sur le comptoir, faire ça en trois fournées de chaudron, c’est la différence entre une soirée et deux.
Si vous faites quelques pots de confiture par été, le chaudron dans votre armoire suffit vraiment. Notre guide d’achat de marmites à bain-marie est là pour quand c’est la taille des fournées, et non la sécurité, qui vous coûte cher.
Pour aller plus loin
- Les méthodes de conserve qui ne sont pas sécuritaires — les huit que nomme Bernardin, et pourquoi le four n’est pas une option
- La conserve à l’eau bouillante — la méthode complète, du début à la fin
- La liste d’équipement de conserve — ce qui est vraiment requis et ce qui est agréable à avoir
- Comment mettre les tomates en conserve — l’acide ajouté dont dépend une fournée à l’eau bouillante
- Quoi faire avec 20 livres de tomates — le problème de septembre avec lequel on arrive habituellement sur cette page
Ajustement selon l’altitude
Les temps de traitement au bain-marie sont écrits pour les altitudes jusqu’à 305 m. Au-dessus, l’eau bout sous 100 °C et le temps indiqué dans la recette ne suffit plus. Repérez votre altitude, puis ajoutez les minutes publiées par Bernardin pour cette bande.
| Altitude (m) | Altitude (pi) | À ajouter au temps de traitement |
|---|---|---|
| 0 – 305 | 0 – 1 000 | Aucun — utilisez le temps de la recette tel quel |
| 306 – 915 | 1 001 – 3 000 | +5 minutes |
| 916 – 1 830 | 3 001 – 6 000 | +10 minutes |
| 1 831 – 2 440 | 6 001 – 8 000 | +15 minutes |
| 2 441 – 3 050 | 8 000 – 10 000 | +20 minutes |
À la limite entre deux bandes, arrondissez vers la bande supérieure. Traiter un peu trop longtemps est sans danger; pas assez ne l’est pas.
Les tables publiées par Bernardin s’arrêtent à 3 050 m.
Trouvez votre ville canadienne · Guide complet de l’altitude
Chiffres tirés de Bernardin, « How do I can at a high altitude? » (bernardin.ca). Confirmez dans votre propre édition de Bernardin avant de commencer — une édition papier et le site web peuvent différer.
Foire aux questions
Un chaudron ordinaire est-il vraiment aussi sécuritaire qu'une vraie marmite à bain-marie ?
Pour le procédé lui-même, oui — pourvu qu'il remplisse les trois conditions. Ce que fait une marmite à l'eau bouillante, c'est tenir les bocaux remplis entièrement sous l'eau bouillante, hors de la chaleur directe de l'élément, pendant la durée de la recette. Bernardin le décrit comme un grand chaudron profond avec un couvercle bien ajusté et une grille, et leur propre conseil est de convertir n'importe quel grand chaudron profond. Rien de la marque du chaudron n'influence le procédé. Ce qu'une marmite à bain-marie conçue pour ça vous achète, c'est une grille qui va déjà, un couvercle qui va déjà, et assez de profondeur pour les grands bocaux sans mesurer.
Que puis-je utiliser comme grille ?
La suggestion de Bernardin est d'attacher des bandes ensemble pour en faire une, ce qui ne coûte rien si vous en avez déjà. Une grille à gâteau ronde qui entre dans le chaudron fonctionne, tout comme un linge à vaisselle plié à la rigueur, même si un linge peut bouger et laisse moins circuler l'eau. La seule exigence est que les bocaux ne reposent pas sur le fond nu du chaudron et que l'eau puisse passer dessous. Le contact direct avec l'élément est ce qui fissure les bocaux.
Comment savoir si mon chaudron est assez profond ?
Mesurez-le avec un bocal plutôt qu'à l'œil. Posez un bocal vide du format prévu sur votre grille dans le chaudron, et remplissez d'eau jusqu'à 2,5 cm au-dessus du dessus du bocal. S'il reste environ 5 cm de paroi au-dessus de la ligne d'eau, vous avez la marge pour une ébullition vive sans débordement — ces 5 cm sont l'espace d'air que publie Bernardin (p.7), pas une règle de pouce à nous. Si l'eau est près du rebord, le chaudron est trop peu profond pour ce format — mais il peut convenir pour des bocaux de 250 mL.
Puis-je faire des légumes ou de la viande dans un chaudron si je fais bouillir plus longtemps ?
Non, et plus longtemps n'aide pas. L'eau bout à 100 °C et aucune durée supplémentaire ne l'élève. Québec nomme 116 °C comme la température sécuritaire que seul un autoclave peut atteindre. La liste de Bernardin de ce qui peut être traité à l'eau bouillante est précise : confitures, fruits, tomates avec acide ajouté, et marinades y compris relishes et chutneys. Les légumes peu acides, la viande, la volaille et les fruits de mer relèvent de la conserve sous pression, quel que soit le chaudron que vous possédez.
Dois-je quand même stériliser les bocaux ?
Les bocaux se chauffent dans l'eau, et Bernardin est catégorique : chauffer les bocaux dans l'eau est la SEULE façon de stériliser les bocaux et de traiter thermiquement les aliments très acides de façon sécuritaire. Leur convention dans les recettes est de tenir les bocaux lavés à 82 °C jusqu'au remplissage, ce que le même chaudron peut faire pendant qu'il monte en ébullition. Ne préchauffez pas les couvercles — Bernardin le déconseille, parce que le composé d'étanchéité performe mieux à température ambiante.
Mon chaudron n'a pas de couvercle. Est-ce important ?
Oui. La description que fait Bernardin d'une marmite à bain-marie à l'eau bouillante inclut un couvercle bien ajusté, et ce n'est pas décoratif : le couvercle est ce qui garde l'eau à pleine ébullition pendant toute la durée du traitement sans perdre de volume en vapeur. Un couvercle d'un autre chaudron qui repose à peu près à plat fera l'affaire. Si vous ajoutez de l'eau en cours de traitement, le chaudron perd de la chaleur qu'il ne devrait pas perdre.
Y a-t-il alors un intérêt à acheter une vraie marmite à bain-marie ?
La taille des fournées, surtout. une marmite à bain-marie de 21 à 22 litres prend sept bocaux de 1 L d'un coup — c'est ce que le *Complete Book* attribue à la marmite standard de 21 pintes (21 L) (p.7) — ce qui compte le jour où il y a 20 lb de tomates sur le comptoir, et il arrive avec une grille et un couvercle qui vont. Si vous faites quelques pots de confiture par année, un chaudron que vous possédez déjà fait le même travail au même standard. Achetez la marmite à bain-marie quand la taille des fournées vous coûte une soirée, pas parce que le chaudron serait non sécuritaire.
Sources
- Bernardin Home Canning — Home canning FAQ (https://www.bernardin.ca/en/how-to-can/faq.htm)
- HealthLink BC — Home canning: How to avoid botulism, fiche n° 22 (https://www.healthlinkbc.ca/healthlinkbc-files/home-canning-how-avoid-botulism)
- Québec — Conserves maison : préparation et prévention (https://www.quebec.ca/sante/alimentation/salubrite-aliments-prevention-risques/salubrite-aliments-domicile/preparation-aliments-cuisson-securitaires/conserves-maison)
- Public Health Ontario — Home canning: literature review, 2014 (https://www.publichealthontario.ca/-/media/documents/h/2014/home-canning.pdf)