Comment faire de la confiture de groseille à maquereau au Canada
Bernardin publie une confiture de groseille à maquereau testée, faite avec de la pectine liquide : 3-3/4 tasses de groseilles à maquereau préparées, 2 cuillères à soupe de jus de citron en bouteille, 6 tasses de sucre granulé et un sachet de pectine liquide Bernardin, bouillis fortement 1 minute puis traités 10 minutes au bain-marie bouillant jusqu'à 305 m d'altitude, avec ajustement au-delà. Versez dans des bocaux de 250 mL en laissant 6 mm d'espace de tête. Les groseilles à maquereau sont aussi assez riches en pectine naturelle pour prendre sans aucune pectine commerciale, et les vertes légèrement sous-mûres prennent le mieux, mais cette méthode traditionnelle n'a aucun temps de traitement publié — vérifiez-le dans votre édition Bernardin.
Les groseilles à maquereau sont un fruit canadien patrimonial caché à la vue de tous — un arbuste épineux de jardin de chalet, rustique pour les Prairies, qui produit abondamment en juillet. Les baies font crisper la bouche crues, mais cette acidité en fait un rêve de confiturier : une conserve vive et nette qui a du caractère.
Et contrairement à la plupart des fruits régionaux de ce site, la groseille à maquereau a une recette canadienne testée derrière elle. Bernardin publie une confiture de groseille à maquereau, ce qui veut dire que vous pouvez faire celle-ci avec un temps de traitement publié plutôt qu’un chiffre emprunté.
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Ce que Bernardin publie réellement
Cela vaut la peine d’être dit clairement, parce que la groseille à maquereau est justement le fruit dont on présume qu’il échappe au canon testé. Ce n’est pas le cas.
Bernardin inscrit la confiture de groseille à maquereau sous Confitures et gelées. C’est une recette à la pectine liquide, de niveau intermédiaire, donnant environ six bocaux de 250 mL à partir d’environ 4 pintes (2 L) de baies entières, avec un traitement au bain-marie de 10 minutes jusqu’à 305 m d’altitude.
Deux choses en découlent :
- Si vous voulez un temps de traitement publié, suivez la recette à la pectine. C’est la version qui a été testée d’un bout à l’autre.
- La méthode traditionnelle sans pectine reste une vraie méthode — les groseilles à maquereau prennent bel et bien sans pectine commerciale — mais personne n’en publie le temps de traitement, alors c’est l’édition Bernardin du lecteur qui doit le fournir.
Les deux voies sont ci-dessous. La voie A est celle qui est testée.
Vertes ou mûres
- Légèrement sous-mûres (vertes) — acidulées, pectine la plus élevée, le choix classique. Prennent le plus fiablement.
- Bien mûres (roses/rouges) — plus sucrées, plus molles, pectine plus faible.
- Un mélange — les mûres pour la saveur, les sous-mûres pour la prise. Le meilleur des deux.
Cela compte surtout dans la voie B, où c’est la pectine du fruit qui travaille. Dans la voie A, la pectine ajoutée fait prendre la confiture de toute façon : choisissez pour la saveur.
Voie A — la confiture de groseille à maquereau testée de Bernardin
Ce qu’il vous faut
- 3-3/4 tasses (925 mL) de groseilles à maquereau préparées — environ 4 pintes (2 L) entières, équeutées, puis passées au robot ou hachées finement
- 2 c. à soupe (25 mL) de jus de citron en bouteille — en bouteille, parce que son acidité est normalisée et que les citrons frais varient
- 6 tasses (1500 mL) de sucre granulé
- 1 sachet (85 mL) de pectine liquide Bernardin
- 1/2 c. à thé (2 mL) de beurre ou de margarine — facultatif, coupe la mousse
- Six bocaux Bernardin de 250 mL à ouverture régulière, couvercles SNAP neufs, bagues
Le bocal à confiture standard canadien, et exactement le format et le nombre pour lesquels cette recette est écrite — six bocaux par fournée. Couvercles SNAP à usage unique ; achetez du neuf.
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La méthode
- Chauffez les bocaux. Mettez six bocaux propres de 250 mL sur une grille dans la marmite, couvrez d’eau et portez à frémissement, à 82 °C (180 °F). Gardez-les chauds jusqu’au remplissage.
- Préparez les fruits. Lavez les groseilles à maquereau, coupez l’extrémité de la tige et de la fleur, puis passez-les au robot par impulsions ou hachez-les finement. Mesurez 3-3/4 tasses (925 mL).
- Combinez. Dans une grande casserole profonde en acier inoxydable, mélangez les fruits, le jus de citron, tout le sucre et le beurre. À feu vif, portez à pleine ébullition impossible à faire tomber en brassant.
- Ajoutez la pectine. Pressez tout le sachet de 85 mL. Ramenez à ébullition et faites bouillir fortement 1 minute, en brassant constamment. Hors du feu, écumez.
- Empotez. Versez dans des bocaux chauds en laissant 6 mm (¼ pouce) d’espace de tête. Chassez les bulles, complétez au besoin, essuyez les rebords, posez les couvercles serrés du bout des doigts.
- Traitez. Les bocaux couverts d’au moins 2,5 cm (1 pouce) d’eau. Pleine ébullition avant de partir le chrono, puis 10 minutes jusqu’à 305 m d’altitude — ajustez à la hausse selon votre tranche d’altitude.
- Refroidissez. Feu éteint, couvercle retiré, attendez 5 minutes, puis sortez les bocaux sans les incliner. Laissez refroidir debout et sans les bouger 24 heures. Ne resserrez pas les bagues. Puis confirmez que chaque couvercle est scellé.
Pourquoi autant de sucre
Six tasses de sucre pour moins de quatre tasses de fruits paraît extrême à côté des parts à peu près égales d’une confiture traditionnelle. C’est la pectine : la pectine liquide commerciale a besoin d’une forte concentration de sucre pour gélifier, alors le sucre fait partie du mécanisme de prise et pas seulement du goût sucré. On ne peut pas le rogner et espérer une prise. Si vous voulez moins de sucre, c’est un argument pour la voie B — pas pour modifier la voie A.
Voie B — la méthode traditionnelle sans pectine
Les groseilles à maquereau sont assez riches en pectine naturelle et en acide pour prendre toutes seules, ce qui est la façon dont cette confiture se faisait bien avant la pectine commerciale. Elle demande beaucoup moins de sucre et goûte plus vif. Ce qu’elle n’a pas, c’est un temps de traitement publié.
- Environ 4 tasses de groseilles à maquereau, équeutées — légèrement sous-mûres, elles prennent mieux
- Environ 1 tasse d’eau pour le mijotage
- Environ 4 tasses de sucre
- 1 c. à soupe de jus de citron en bouteille — facultatif, standardise l’acidité
- Équeutez. Les ciseaux de cuisine sont les plus rapides ; congeler les baies d’abord facilite la tâche. Rincez.
- Ramollissez. Faites mijoter avec environ 1 tasse d’eau pendant 10 à 15 minutes, jusqu’à ce que les peaux ramollissent et que les baies commencent à éclater.
- Ajoutez le sucre. Incorporez le sucre et le jus de citron facultatif. Dissolvez, puis portez à pleine ébullition forte.
- Cuisez jusqu’à prise. Faites bouillir fortement, en brassant souvent, jusqu’au test de l’assiette froide — une cuillerée refroidie se ride quand on la pousse.
- Empotez dans des bocaux chauds de 250 mL en laissant 6 mm d’espace de tête, essuyez les rebords, posez des couvercles SNAP neufs serrés du bout des doigts.
- Traitez au bain-marie bouillant pendant le temps indiqué dans votre édition Bernardin — vérifiez-le là, parce que cette méthode n’a pas de temps publié à elle — ajusté pour votre tranche d’altitude.
- Refroidissez 24 heures sans bouger ; confirmez que chaque couvercle est scellé.
Variantes
- Groseille à maquereau–fleur de sureau — un trait de cordial de fleur de sureau à la fin (bocaux à usage personnel).
- Groseille à maquereau–fraise — adoucit l’acidité pour une confiture plus consensuelle.
- Groseille à maquereau épicée — un petit bâton de cannelle pendant le mijotage, retiré avant l’empotage.
Traitez les trois comme des variations de saveur sur la voie B. Changer les fruits dans une recette testée à la pectine change ce qui a été testé.
Conservation
Pour une qualité optimale, consommez les confitures maison dans l’année — c’est la consigne de conservation de Bernardin elle-même, et elle s’applique ici comme à tout ce qui est en bocal scellé. Un bocal scellé reste sécuritaire bien au-delà ; c’est la qualité qui s’estompe. Ce sont les signes d’altération, et non le calendrier, qui mettent fin à un bocal.
Prochaines étapes
- Comment faire de la confiture de cassis — l’audacieux Ribes de juillet
- Comment faire de la gelée de groseille rouge — la compagne claire et classique
- Pourquoi ma confiture n’a-t-elle pas pris ? — le test de l’assiette froide et les pistes de sauvetage
- Ajustements d’altitude canadiens — pour votre temps de traitement
- Pilier mise en conserve au bain-marie — la méthode complète
Ajustement selon l’altitude
Les temps de traitement au bain-marie sont écrits pour les altitudes jusqu’à 305 m. Au-dessus, l’eau bout sous 100 °C et le temps indiqué dans la recette ne suffit plus. Repérez votre altitude, puis ajoutez les minutes publiées par Bernardin pour cette bande.
| Altitude (m) | Altitude (pi) | À ajouter au temps de traitement |
|---|---|---|
| 0 – 305 | 0 – 1 000 | Aucun — utilisez le temps de la recette tel quel |
| 306 – 915 | 1 001 – 3 000 | +5 minutes |
| 916 – 1 830 | 3 001 – 6 000 | +10 minutes |
| 1 831 – 2 440 | 6 001 – 8 000 | +15 minutes |
| 2 441 – 3 050 | 8 000 – 10 000 | +20 minutes |
À la limite entre deux bandes, arrondissez vers la bande supérieure. Traiter un peu trop longtemps est sans danger; pas assez ne l’est pas.
Les tables publiées par Bernardin s’arrêtent à 3 050 m. Au-delà, appelez Bernardin plutôt que de prolonger la logique vous-même.
Trouvez votre ville canadienne · Guide complet de l’altitude
Chiffres tirés de Bernardin, « How do I can at a high altitude? » (bernardin.ca). Confirmez dans votre propre édition de Bernardin avant de commencer — une édition papier et le site web peuvent différer.
Foire aux questions
Bernardin publie-t-elle une recette de confiture de groseille à maquereau ?
Oui. Bernardin inscrit la confiture de groseille à maquereau sous Confitures et gelées, bâtie sur sa pectine liquide : 3-3/4 tasses (925 mL) de groseilles à maquereau préparées, 2 c. à soupe (25 mL) de jus de citron, 6 tasses (1500 mL) de sucre granulé et un sachet de 85 mL de pectine liquide Bernardin, pour environ six bocaux de 250 mL. Elle se traite 10 minutes au bain-marie bouillant jusqu'à 305 m d'altitude. C'est important, parce que la groseille à maquereau est justement un des fruits dont on présume qu'il n'a aucune recette canadienne testée — il en a une, et c'est la version à suivre si vous voulez un temps de traitement publié derrière vous.
Ai-je besoin de pectine pour la confiture de groseille à maquereau ?
Pas pour la prise. Les groseilles à maquereau sont naturellement riches en pectine et en acide — surtout les vertes légèrement sous-mûres — alors une confiture traditionnelle épaissit avec juste du sucre et une ébullition forte. Mais la recette testée de Bernardin utilise de la pectine liquide, et c'est la recette testée qui porte le temps de traitement publié. Si vous cuisez plutôt jusqu'à prise sans pectine, vous suivez une méthode patrimoniale pour laquelle Bernardin ne publie pas de temps ; utilisez votre édition Bernardin pour le traitement.
Pourquoi la recette de Bernardin contient-elle bien plus de sucre qu'une recette traditionnelle ?
À cause de la pectine. Leur recette compte 6 tasses (1500 mL) de sucre pour 3-3/4 tasses (925 mL) de fruits préparés, alors qu'une confiture traditionnelle cuite jusqu'à prise est plus près de parts égales. La pectine liquide commerciale a besoin d'une forte concentration de sucre pour gélifier — le sucre fait partie du mécanisme, pas seulement du goût sucré — c'est pourquoi on ne peut pas le réduire dans une recette à la pectine et espérer une prise. Cuire jusqu'à prise sans pectine permet moins de sucre, au prix d'une ébullition plus longue et d'aucun temps de traitement publié.
Devrais-je préchauffer les couvercles SNAP ?
Non. Bernardin déconseille de préchauffer ses couvercles : le composé d'étanchéité fonctionne mieux à température ambiante. Lavez les couvercles à l'eau chaude savonneuse, séchez-les et mettez-les de côté. Les raisons qu'elle donne : le préchauffage peut mener à un vide plus faible au bain-marie, et à des couvercles bombés à l'autoclave. Les bocaux, eux, sont toujours chauffés — gardez-les dans l'eau frémissante à 82 °C (180 °F) jusqu'au remplissage — mais pas les couvercles.
Que veut dire « équeuter » (top and tail) ?
Cela veut dire couper ou pincer l'extrémité de la tige sèche et la petite extrémité de la fleur (le calice) de chaque groseille à maquereau avant la cuisson. C'est fastidieux pour une grosse fournée mais rapide avec des ciseaux de cuisine, et ça garde les bouts de tige et de fleur hors de la confiture finie. Congeler les baies d'abord facilite la tâche. La recette de Bernardin vous fait ensuite passer les baies équeutées au robot par impulsions, ou les hacher finement, avant de mesurer.
Devrais-je utiliser des groseilles à maquereau vertes ou mûres ?
Les groseilles à maquereau vertes légèrement sous-mûres sont le choix classique — elles sont acidulées et les plus riches en pectine, alors elles prennent le plus fiablement et donnent la saveur vive et nette caractéristique de cette confiture. Les groseilles à maquereau bien mûres (souvent roses ou rouges) sont plus sucrées et plus molles mais plus pauvres en pectine. Un mélange fonctionne bien : les mûres pour la saveur, les sous-mûres pour la prise. Dans la recette à la pectine, cela compte moins, puisque la pectine fait la prise.
Sources
- Bernardin — Confiture de groseille à maquereau (pectine liquide Bernardin)
- Le grand livre des conserves Bernardin (dernière édition)
- Santé Canada — Salubrité des aliments pour la mise en conserve maison