Cave à légumes trop chaude ou trop sèche ?

Une carotte molle en entreposage trahit presque toujours un air trop sec plutôt qu'une pièce trop chaude. Alberta Agriculture and Rural Development publie les conditions au tableau 1 de Home Vegetable Storage, Agdex 732-15, un document en anglais. Les légumes-racines, soit les betteraves, les choux, les carottes, les panais, les radis et les navets, y figurent à 0 à 1 degré Celsius et 95 pour cent ou plus d'humidité relative. Les pommes sont à 0 à 1 degré et 90 à 95 pour cent. Les pommes de terre de table sont à 5 à 7 degrés et 90 à 95 pour cent. La courge d'hiver, la courge à moelle et les citrouilles sont à 10 à 12 degrés et 70 à 75 pour cent. Les oignons affinés sont à 0 à 3 degrés et 70 à 75 pour cent. L'Alberta écrit que les légumes contiennent typiquement de 80 à 90 pour cent d'eau, que cette eau s'évapore lorsque l'air ambiant est sec, et qu'une humidité élevée est donc souhaitable pour la plupart des cultures. Pour une pièce unique abritant plusieurs cultures, ils publient un compromis : maintenir l'entreposage à 4 à 5 degrés Celsius avec une humidité élevée. Une carotte molle qui est aussi gorgée d'eau ou malodorante relève d'un autre problème, traité à la page sur la moisissure et la pourriture. L'Alberta ne publie rien sur la comestibilité d'un oignon ou d'une pomme de terre germés, et cette page non plus. Dans le doute, jetez-le.

Une carotte molle trahit une cave trop sèche bien plus souvent qu’une cave trop chaude — et Alberta Agriculture publie un chiffre auquel comparer la vôtre. Le tableau 1 de Home Vegetable Storage (Agdex 732-15, en anglais) donne une température et une humidité relative pour chaque culture qu’il couvre. La plupart des sous-sols canadiens ratent l’humidité de très loin avant de rater la température.

Déterminez d’abord lequel des deux problèmes vous avez. La perte d’eau et la pourriture aboutissent toutes deux à un légume mou, et elles se corrigent en sens inverse.

Lequel des deux ?

Trop sec (perte d’eau)Trop chaudPourriture
Ce que vous voyezSouple, caoutchouteux, pliable; peau ratatinée; le légume a rapetisséGermination; chou ramolli; cultures qui passent plus vite que la durée publiéeMou et gorgé d’eau; odeur fétide; masse cotonneuse blanche ou feutre gris-brun
Ce que l’Alberta dit du mécanismeLes légumes contiennent de 80 à 90 % d’eau; si l’air ambiant est sec, cette eau s’évapore du légumeLa température a la plus grande influence sur l’aptitude à la conservation; la bonne température maîtrise la respiration, la maladie et la germinationUne maladie d’entreposage nommée
Où allerCette page, plus basCette page, plus basMoisissure et pourriture au caveau

Ce que l’Alberta publie pour chaque culture

Voici le tableau 1 de l’Agdex 732-15 tel qu’imprimé. Les cases de température et d’humidité sont partagées par groupe d’entreposage : le document imprime une valeur fusionnée une seule fois au lieu de la répéter à chaque ligne.

GroupeLégume ou fruitTempérature (°C)Humidité relative (%)Durée (mois)
Froid et humidePommes0 – 190 – 95variable, jusqu’à 12 mois; très dépendant de la variété
Froid et humideBetteraves0 – 195+4 – 6
Froid et humideChoux0 – 195+2 – 6
Froid et humideCarottes0 – 195+4 – 6
Froid et humidePanais0 – 195+2 – 5
Froid et humideRadis0 – 195+3 – 5
Froid et humideNavets0 – 195+4 – 6
Frais et humidePommes de terre – semence4 – 5non impriménon imprimé
Frais et humidePommes de terre – table5 – 790 – 955 – 10
Frais et secCourge d’hiver10 – 1270 – 754 – 6
Frais et secCourge à moelle10 – 1270 – 754 – 6
Frais et secCitrouilles10 – 1270 – 752 – 4
Froid et secOignons – affinés0 – 370 – 754 – 8

Trois choses de ce tableau méritent d’être dites à voix haute, parce que c’est là qu’une cave domestique dérape.

L’oignon est une culture froide, pas une culture tempérée. L’Alberta place les oignons affinés de 0 à 3 °C. Ce qui les sépare des carottes, c’est l’humidité et non la température : 70 à 75 % contre 95 % et plus.

La courge est l’exception et ne peut pas partager la pièce. L’Alberta écrit que la courge ne peut pas être entreposée avec les légumes-racines parce qu’elle exige une température plus élevée et une humidité plus basse. Dix à douze degrés contre zéro à un, cela ne se coupe pas en deux.

La pomme de terre de semence reçoit une température et rien d’autre. Le tableau 1 lui donne 4 à 5 °C et laisse l’humidité et la durée en blanc. Nous ne les remplirons pas d’après la ligne voisine.

Le texte courant de l’Alberta reprend trois de ces chiffres un peu autrement, et nous ne les réconcilierons pas pour vous. Leur section sur l’oignon dit d’entreposer les oignons affinés à 0 à 1 °C et 75 % d’HR là où le tableau dit 0 à 3 et 70 à 75. Leur section sur la courge dit 75 % d’HR là où le tableau dit 70 à 75. Leur section sur la compatibilité dit que la pomme de terre se conserve le mieux de 5 à 8 °C là où le tableau dit 5 à 7. Dans les trois cas les deux chiffres se chevauchent et aucun n’est loin de l’autre : choisissez le tableau ou choisissez le texte, vous resterez dans les deux.

Si la pièce est trop chaude

Le cadrage de l’Alberta est que la température compte plus que tout le reste : elle a la plus grande influence sur l’aptitude des légumes à la conservation, et la bonne température maîtrise la respiration, la maladie et la germination. Et lorsqu’on ne peut pas atteindre la température idéale, ils écrivent qu’il importe d’en maintenir une qui soit stable.

C’est cette dernière clause qui sert dans un sous-sol. Un 6 °C constant vaut mieux qu’un 2 °C qui monte à 10 et redescend.

  1. Descendez le thermomètre au ras du plancher. L’Alberta : un thermomètre précis, commode à lire, mais près du plancher, là où règnent les conditions les plus froides. Une lecture à hauteur d’yeux est celle de l’air le plus chaud de la pièce.
  2. À l’automne, le problème vient des murs. L’Alberta : la température du sol ou du mur de fondation peut atteindre 12 °C alors qu’on vise un entreposage à 5 °C. Une cave neuve ne part pas froide; il faut lui retirer sa chaleur.
  3. Ventilez les nuits fraîches et fermez le jour. Leur consigne : abaisser la température en ventilant à l’air extérieur les nuits fraîches, en ouvrant les évents ou les portes extérieures, et fermer l’entreposage pendant les périodes douces.
  4. Pelletez-y de la neige. C’est dans le document, en ces termes : la neige peut être pelletée dans un entreposage à la fois pour refroidir et pour humidifier. C’est la seule mesure ici qui règle les deux problèmes d’un coup.
  5. Refroidissez les légumes avant de les rentrer. L’Alberta conseille de récolter les légumes-racines et le chou aussi tard que possible dans la saison, ou tôt le matin, quand ils sont le plus froids.
  6. Surveillez aussi l’autre extrémité. Ils demandent de vérifier de temps à autre qu’il ne gèle pas, et notent qu’un petit radiateur électrique ou l’ouverture de la porte d’une chambre froide de sous-sol suffit comme chauffage d’appoint.

Si les évents manuels ne suffisent plus, l’Alberta décrit les autres options et ce à quoi chacune sert, sans les classer. Les évents manuels sont les moins coûteux. Un petit ventilateur est, selon eux, le moyen le plus sûr de maîtriser la température. Un thermostat de type agricole branché sur le ventilateur le rend automatique, et un second thermostat placé dehors, monté en série, empêche le ventilateur de tourner quand l’air extérieur est trop doux pour refroidir la pièce. La réfrigération mécanique donne le meilleur contrôle à l’année, et c’est la seule qu’ils dimensionnent : une unité de 350 à 500 W pour une pièce typique de 2,5 m sur 4 m.

Si la pièce est trop sèche

C’est le problème qu’on manque, parce que rien n’a l’air anormal jusqu’à ce que les carottes plient. L’Alberta énonce le mécanisme sans détour : les légumes contiennent typiquement de 80 à 90 % d’eau; si l’air qui entoure les produits entreposés est sec, l’eau s’évapore des légumes; une humidité élevée est donc souhaitable pour la plupart des cultures.

Et c’est la ventilation qui assèche la pièce, raison pour laquelle refroidir et humidifier vont ensemble : l’Alberta écrit que la ventilation évacue l’humidité, et qu’il faut donc en ajouter chaque fois que la ventilation est nécessaire.

Leurs méthodes, toutes peu coûteuses :

  • Mouiller les murs et le plancher avant la récolte, pour que la pièce parte humide au lieu d’être asséchée par la première caisse qu’on y dépose.
  • Un bac d’eau avec une vieille couverture qui y trempe et pend de façon à faire mèche.
  • Un petit humidificateur domestique à brumisation, que l’Alberta qualifie d’excellent moyen d’apporter de l’humidité.
  • Des sacs de plastique perforés pour les légumes-racines, qui laissent respirer les légumes tout en retenant l’humidité. L’Alberta insiste sur les perforations : un sac non perforé devient un problème de ventilation.
  • Du sable humide, qu’ils disent efficace mais plus exigeant.
  • Une feuille de plastique sur les bacs, qui réduit elle aussi les pertes d’eau.

Un avertissement tiré de leur section sur la carotte, qui ne coûte rien à suivre : évitez les sacs à ordures de plastique foncé, qui peuvent donner un mauvais goût aux légumes.

Le problème de la pièce unique, réglé par l’Alberta et non par nous

La plupart des gens ont une seule chambre froide et plusieurs cultures. L’Alberta publie le compromis :

“Potatoes store best at a temperature of 5 to 8 C (41 - 46 F), while root crops store best at 1 C (34 F). The practical compromise is to keep the storage at 4 - 5 C (39 - 41 F) and the humidity high; root crops will keep almost as well and potatoes will not be harmed by too low a temperature.”

Autrement dit : les pommes de terre se conservent le mieux de 5 à 8 °C et les légumes-racines à 1 °C, et le compromis pratique est de tenir la pièce de 4 à 5 °C avec une humidité élevée, les racines s’y conservant presque aussi bien et les pommes de terre ne souffrant pas du froid.

Ces 4 à 5 °C sont un chiffre publié, et non la moyenne que nous aurions tirée de deux lignes du tableau. Ils couvrent les pommes de terre et les légumes-racines. Ils ne couvrent ni la courge, la courge à moelle ou la citrouille, qui veulent 10 à 12 °C et une pièce bien plus sèche, ni l’oignon, qui veut le froid sans l’humidité.

La germination, et ce que nous ne vous dirons pas

L’Alberta ne nomme la germination qu’une fois, parmi les trois choses que la bonne température maîtrise. Ils ne publient rien sur la question de savoir si une pomme de terre ou un oignon germé peut être mangé, et aucune autre autorité canadienne que nous pouvons joindre n’en publie davantage. Cette page ne répond donc pas à cette question. Une culture qui germe vous dit que la pièce est plus chaude que ce que le tableau demande; cela se trouve dans le document, le reste non.

Une seule chose qu’ils publient bel et bien au sujet de la pomme de terre, et qu’on confond avec la germination :

“Potatoes not totally covered by soil in the garden or left in a room exposed to daylight or artificial room lights may develop a green colour. The potatoes should not be eaten if the tuber flesh is green as toxic chemicals are often found in association with green tubers.”

C’est une affirmation sur la chair verte, pas sur les germes : une pomme de terre mal recouverte de terre au jardin, ou laissée à la lumière du jour ou à l’éclairage d’une pièce, peut verdir, et il ne faut pas la manger si la chair du tubercule est verte, des substances toxiques étant souvent associées aux tubercules verdis. La parade est dans le même document : entreposer les pommes de terre à l’obscurité, ce que l’Alberta dit nécessaire pour empêcher la pelure de verdir.

Les pommes de terre devenues sucrées

Une pomme de terre entreposée trop froid est un problème de qualité avec une parade publiée, et non une perte. L’Alberta : une pomme de terre gardée à une température trop basse convertit ses réserves d’amidon en sucre; pour en rétablir la couleur et la saveur, sortez les tubercules de l’entreposage de sept à dix jours avant de les utiliser et gardez-les à l’obscurité, à température ambiante. Elles ne seront alors ni sucrées à la cuisson ni brun foncé à la friture.

Avant d’accuser la pièce

La phrase de l’Alberta là-dessus est brutale et vaut d’être gardée en tête : la qualité d’un produit ne s’améliore pas pendant l’entreposage, elle ne fait que décliner avec le temps. Une cave retient la qualité; elle n’en ajoute aucune. Si une culture est rentrée meurtrie, mouillée ou immature, aucune température n’y changera rien — et leur consigne pour un produit rentré abîmé est de l’entreposer à part et de le manger en premier.

Pour tout ce qui est mou et en même temps gorgé d’eau, malodorant ou porteur d’un champignon visible, arrêtez ici. Il s’agit d’une maladie d’entreposage et non d’une pièce trop sèche : voyez moisissure et pourriture au caveau, où se trouve aussi la seule affirmation de comestibilité que l’Alberta publie. Pour l’installation elle-même — quelles pièces conviennent, comment en aménager une, quoi y entreposer —, voyez le caveau à légumes au Canada.

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Foire aux questions

Mes carottes sont molles. Est-ce la température ou l'humidité ?

L'humidité, presque toujours, et Alberta Agriculture en donne le mécanisme en une phrase : les légumes contiennent typiquement de 80 à 90 pour cent d'eau, cette eau s'évapore lorsque l'air qui les entoure est sec, et une humidité élevée est donc souhaitable pour la plupart des cultures. Une carotte qui a perdu son eau devient souple, caoutchouteuse et se plie; elle paraît ratatinée plutôt que détrempée. L'Alberta situe les légumes-racines à 95 pour cent d'humidité relative ou plus, ce qu'aucun sous-sol canadien n'atteint sans aide. Une carotte à la fois molle, gorgée d'eau et malodorante, c'est autre chose : voyez la page sur la moisissure et la pourriture au caveau.

Mes pommes de terre et mes oignons germent. Sont-ils encore comestibles ?

Nous ne vous le dirons pas, parce que l'autorité sur laquelle repose cette page ne le dit pas. Alberta Agriculture ne nomme la germination qu'une seule fois, parmi les trois choses que la bonne température maîtrise, avec la respiration et la maladie. Nulle part dans Home Vegetable Storage ils n'écrivent qu'un légume germé peut ou ne peut pas être mangé, et aucune autre autorité canadienne que nous pouvons joindre n'en publie davantage. Ce que l'Alberta publie bel et bien au sujet des pommes de terre est une chose voisine qu'on confond facilement avec la germination, et c'est une consigne nette : une pomme de terre laissée à la lumière du jour ou à l'éclairage d'une pièce peut verdir, et ils écrivent qu'il ne faut pas la manger si la chair du tubercule est verte, des substances toxiques étant souvent associées aux tubercules verdis. Germer n'est pas verdir. Si votre question porte sur la chair verte, cette phrase y répond; si elle porte sur les germes, nous n'avons aucune réponse publiée à vous donner.

Je n'ai qu'une seule pièce et mes légumes ne veulent pas les mêmes conditions.

L'Alberta publie le compromis plutôt que de vous laisser l'inventer. Ils écrivent que les pommes de terre se conservent le mieux de 5 à 8 degrés Celsius tandis que les légumes-racines se conservent le mieux à 1 degré, et que le compromis pratique consiste à maintenir l'entreposage de 4 à 5 degrés avec une humidité élevée : les légumes-racines s'y conservent presque aussi bien et les pommes de terre ne souffrent pas d'une température trop basse. Attention à ce que ce compromis ne couvre pas : la courge. L'Alberta écrit que la courge ne peut pas être entreposée avec les légumes-racines parce qu'elle exige une température plus élevée et une humidité plus basse, et leur tableau la place de 10 à 12 degrés contre 0 à 1 pour les racines. La courge va ailleurs dans la maison, pas dans le compromis.

Comment ajouter concrètement de l'humidité à une pièce de sous-sol ?

L'Alberta énumère les méthodes et aucune n'exige d'équipement particulier. Mouillez les murs et le plancher avant la récolte. En cours de saison, posez un bac d'eau dans la pièce et laissez-y pendre une vieille couverture qui fera mèche. Ils qualifient un petit humidificateur domestique à brumisation d'excellent moyen d'apporter de l'humidité. Entreposer les légumes-racines dans des sacs de plastique perforés laisse respirer les légumes tout en retenant l'humidité; le sable humide fonctionne mais demande plus de travail; une feuille de plastique sur les bacs réduit elle aussi les pertes d'eau. La neige pelletée dans l'entreposage refroidit et humidifie à la fois. Le point que l'on manque est celui du moment : l'Alberta écrit que la ventilation évacue l'humidité, et qu'il faut donc en ajouter chaque fois qu'on ventile.

Où placer le thermomètre ?

Près du plancher. La consigne de l'Alberta est d'utiliser un thermomètre précis, placé là où il est commode à lire, mais près du plancher, où règnent les conditions les plus froides. Un thermomètre à hauteur d'yeux sur le cadre de porte mesure l'air le plus chaud de la pièce : c'est ainsi qu'une cave qui semble tenir 4 degrés gèle une caisse de pommes de terre sur la tablette du bas. Ils ajoutent de vérifier l'entreposage de temps à autre pour s'assurer qu'il n'y gèle pas, et qu'un petit radiateur électrique ou l'ouverture de la porte d'une chambre froide de sous-sol suffit comme chauffage d'appoint.

Pourquoi mes carottes sont-elles devenues amères ?

Regardez ce qui est entreposé à côté. L'Alberta écrit que les pommes et les poires dégagent de l'éthylène, lequel rend les carottes amères lorsqu'elles sont entreposées ensemble un certain temps. C'est un problème de voisinage et non de température, et la solution est de les séparer plutôt que de modifier la pièce. Le guide de l'OMAFRA sur la manutention après récolte est la référence canadienne la plus complète sur les cultures qui dégagent de l'éthylène et celles qui y sont sensibles.

Sources

  • Alberta Agriculture and Rural Development — Home Vegetable Storage, Agdex 732-15, réimprimé 2012 06, en anglais (https://open.alberta.ca/publications/home-vegetable-storage)
  • Québec — Préparation de conserves maison (https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/transformation-alimentaire/conserves-maison)
  • OMAFRA — Postharvest handling and storage, en anglais (https://omafra.gov.on.ca/CropOp/en/general_agronomics/post_harvest_handling.html)